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04/01/2008

Annulation du Dakar 2008

b3220e619cebe819bbb49210020e09d4.jpgLa décision est tombée. La situation en Mauritanie impose aux organisateurs de renoncer au rallye. Il n'y aura donc pas de départ dimanche de Lisbonne

LISBONNE La course Lisbonne-Dakar 2008 qui devait prendre le départ ce dimanche a été annulée. Suite notamment à l'assassinat de quatre touristes français le 24 décembre dernier. Jeudi soir, la Mauritanie avait pourtant annoncé que ses engagements pour la sécurité du Dakar-2008 seraient respectés. L'annonce officielle devrait tomber sur les coups de midi.

La rumeur s'est répandue telle une traînée de poudre, hier, en début d'après-midi, dans les couloirs du Centre culturel de Belèm. Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement français, a fait savoir jeudi midi que le ministère français des Affaires étrangères déconseillait "fortement" à tous les Français de se rendre en Mauritanie. "Cela vaut pour tous les Français comme pour l'organisation du rallye Dakar" , a-t-il précisé.

Cet avertissement survient un peu plus d'une semaine après que quatre touristes français aient été abattus près d'Aleg (255 km au sud-est de Nouakchott), là même où le rallye doit passer dans quelques jours à peine...

Responsables en cas d'accident

En milieu d'après-midi, ASO a diffusé un communiqué dans lequel l'organisation du Dakar "prend acte des déclarations du gouvernement français déconseillant aux ressortissants français de se rendre en Mauritanie à l'occasion du rallye" sans , toutefois, prendre la moindre décision quant à l'annulation toujours hypothétique de l'épreuve.

Une chose est certaine : la mise en garde appuyée du gouvernement français (soutenu, semble-t-il, par le gouvernement espagnol) est une première dans l'histoire du Dakar dont les responsables n'avaient jamais subi pareille pression et à ce niveau, au cours des vingt-neuf éditions précédentes. Mais de là à annoncer l'annulation pure et simple de leur épreuve, l'avant-veille du départ... "Nous allons nous rapprocher des autorités gouvernementales françaises et mauritaniennes pour nous informer des éléments nouveaux qui ont pu motiver cette déclaration" , expliquait, hier, Etienne Lavigne, le directeur de l'épreuve. Et ce, malgré les assurances réitérées du gouvernement mauritanien..."

Assistera-t-on ce vendredi à l'annonce d'une annulation pure et simple de ce 30e Dakar ? La question mérite d'être posée, même si, au vu de la réaction d'aujourd'hui, il paraît peu probable qu'ASO en arrive là. Il paraît cependant évident que n'ayant pas suivi le conseil du Quay d'Orsay voici quelques jours, le Dakar s'est mis hors-jeu par rapport au gouvernement et porterait l'entière responsabilité en cas d'incident. Et si une assurance annulation couvre bien le chiffre d'affaires de l'épreuve, il est à craindre qu'en cas de départ sans l'aval gouvernemental, les assureurs impliqués tant au niveau de l'organisation que des équipages français se dégageraient de leurs responsabilités en cas d'incident...

"Nous ne prendrons aucun risque"

"Le dispositif très important qui nous avait été détaillé précisément, sur cartes, lorsque nous nous étions rendus à Nouakchott, les 27 et 28 décembre, est déjà en place ", souligne néanmoins Etienne Lavigne. "Quatre mille hommes de la gendarmerie, de l'infanterie, des parachutistes ou des unités spéciales sont mobilisés. Il y aura aussi un dispositif de surveillance aérienne et des hélicoptères d'intervention. C'est un dispositif lourd, important, et il n'y a pas que les Mauritaniens qui oeuvrent. Le but de tout cela est de capter du renseignement pour évaluer les menaces réelles."

Et le directeur de course de répéter une nouvelle fois qu'il prendra la mise en garde du gouvernement français très au sérieux... "Je crois qu'il faut effectivement garder son sang-froid et sa lucidité pour se faire une bonne perception de la situation, ajoute-t-il. Le contexte international fait que la composante sécurité est devenue incontournable dans l'organisation d'événements majeurs car le risque est malheureusement permanent. Il faut être responsable, analyser la situation au jour le jour et réagir si elle vient à changer. Nous ne prendrons aucun risque..."

 


Philippe Janssens

© La Dernière Heure 2008

http://www.dhnet.be/sports/moteurs/article/194550/annulat...

Commentaires

Finalement, c'est peut-être un mieux...

Comme disait Renaud dans sa chanson "500 connards sur la ligne de départ..."
Bon, c'est un peu too much, mais c'est vrai que c'est super dangereux...

Écrit par : Pedro le Coati | 04/01/2008

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